06 SEPTEMBRE 2010
L’étrange coup de pub de Direct Energie
Surprise dans les boîtes aux lettres de la CCBA, communauté de communes de la Basse Automne. Les habitants ont découvert un dépliant de leurs élus (tous les maires sauf celui de Saint-Vaast-de-Longmont) écrit en partenariat avec le fournisseur d’électricité Direct Energie. Dans ce quatre pages, la société s’engage à « financer la renaturation » de la décharge de Néry-Saintines.
Mais à une condition : que son projet de centrale électrique au gaz naturel voie le jour à Verberie.
« Renaturation »? Ce néologisme désigne la restauration et la conservation du bon état écologique et paysager d’un site dégradé par les activités humaines. Les cinq maires, qui voient en cette centrale un intérêt économique certain, ont demandé à Direct Energie un engagement écologique fort. Le site de l’ancienne décharge est alors réapparu sur le devant de la scène.
Mais pour les associations de défense de l’environnement, « planter des arbres » ne suffira pas à réparer dix ans de pollution industrielle et à supprimer l’odeur fétide qui se dégage du site. « En aucun cas, on ne parle de dépollution. Si c’était si simple, l’Ademe, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, l’aurait fait », conclut Franck Deboise, président de l’association Pas de centrale en Basse Automne.
« Aujourd’hui, cette décharge est une bonbonne contenant jusqu’à 21000 t de produits chimiques : benzène, arsenic, lindane, acides… poursuit-il. Les élus de l’époque ont cautionné ces déversements. Et maintenant, ils s’y intéressent? » Pour le responsable associatif, « c’est une arnaque ».
C’est également l’avis de Michel Cussaguet, président de l’Association des riverains de la décharge de Néry-Saintines. « Ce n’est pas en peignant la carrière d’un vert écolo que le problème sera réglé. » L’association travaille depuis plus de vingt ans sur le dossier de la décharge et s’étonne de ne pas avoir été consultée par les maires de la CCBA ou Direct Energie.
Finalement, l’association Pas de centrale en Basse Automne estime que le « coup » de Direct Energie leur donne un argument supplémentaire : « Direct Energie avoue implicitement que son projet de centrale est polluant, sans ça, il n’avait pas besoin de trouver une solution compensatoire comme celle-là. »
STÉPHANIE FORESTIER | 06.09.2010
Le Parisien







La concertation continue donc sans que personne ne s’en aperçoive ! Le moi d’août n’a pas été spécialement torride et la torpeur n’a pas eu le temps d’endormir ni Direct Energie ni les habitants de la CCBA.
Les un ne savent plus quoi inventer pour déjouer le bon sens des anti centrales et les autres ne laissent pas la moindre place à la fantaisie et ne se laissent pas conter d’histoires.
Entre les deux, des élus en perditions qui ne savent plus à quel saint se vouer pour se sortir le derrière des ronces dans lesquelles ils se sont eux même empêtrés avec l’aide il faut l’avouer de Direct Energie et d’Alter&Go.
En tête, le maire de Verberie qui déborde d’initiatives les unes plus malheureuses que les autres pour faire taire toute forme d’opposition. Après le démontage des panneaux qui ont refleuris ailleurs, l’interdiction de séjour des associations Pas de Centrale et Vivre et Agir à Verberie sur la brocante de la commune qui n’a pas empêchée les association d’être présentes, le dernier coup médiatique du maire ne laisse pas planer de doute sur la nature de la concertation en cours dans sa commune depuis deux ans autour du projet de centrale…
Il fallait y penser : interdire l’affichage sur sa commune des annonces concernant la brocante de la commune voisine de St Vaast ! C’est vrai qu’à la Mairie de St Vaast tout le monde n’est pas forcément pour la centrale de Verberie, mais de là à se tirer une nouvelle balle dans le pied…
Alors on s’inquiète dans l’entourage du Maire et on n’ose pas trop en parler en sa présence mais tout ces évènements, comment dire, c’est maladif, peut-être ? Cette obstination devenue pathologique altère sa personnalité et il faudrait le ménager…
Certains se sont renseignés et une telle obstination devrait pouvoir se soigner. Un psychiatre pourrait parler de perversité. Un psychologue parlerait d’assouvissement de pulsions par des actes opérés aux dépens de l’autre.
Devant le diagnostic le but de toutes ces actions « irréfléchies » ne semble être finalement rien d’autre que l’aspiration à une certaine satisfaction.
Dommage que ce soit à ses propres dépends…